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samedi 11 septembre 2010

Le temps fuit en voyage

J'ai de la peine à saisir que ce n'est que hier matin que nous attendions l'arrivée du TER qui nous a emmenés de Genève à Lyon. 


Gare de Cornavin, à Genève, en attendant le TER Genève-Lyon

Nous avons l'impression de nous retrouver dans un tourbillon. Tout passe si vite. Et pas de temps pour en rendre compte.

Il y a deux jours, jeudi, nous avions appris en quittant notre hôtel pour aller explorer Genève, que c'était jour de fête à Genève. Tout, ou presque tout, était fermé: la plupart des services publics (sauf le transport en commun et le bureau du tourisme), les grands commerces, beaucoup de restaurants même. On aurait dit que les Genevois avaient abandonné la ville aux touristes.

C'est en après-midi, en faisant jasette avec deux Genevoises dans un café, que nous avons appris ce qu'était le Jeûne genevois : une journée pour se souvenir des heures difficiles que les générations anciennes ont vécues dans le passé, plus ou moins récent. Elles avaient autant de questions à notre égard que nous en avions au sujet de la Suisse d'aujourd'hui.

Au cours de cette conversation, elles nous ont donné de bonnes adresses où on peut manger sans dépenser une fortune à Genève. Plus tard, en fin d'après-midi, nous nous sommes donc rendus au premier restaurant qu'elles nous avaient recommandé : le Bain de Pâquis. À moins qu'un Genevois ne l'y ait conduit, c'est probablement par hasard, en déambulant sur la jetée que le touriste découvrira ce restaurant. Et même s'il se rend compte qu'il s'y trouve un restaurant, il n'y prêtera pas attention. Erreur! J'y ai dégusté un magnifique canard au poivre noir. Dans les restaurants qui longent les quais du Lac Léman, à quelques pas de là, on aurait dépensé au moins le double pour un repas tout aussi délicieux.

La pluie a passé pendant que nous dînions. Elle a forcé tout le monde à entrer à l'intérieur. Nous y avons partagé une table avec un groupe de jeunes gens, dont deux Québécois. Le jeune homme était de passage en visite chez ses amies, dont une est étudiante en relations internationales à Genève. Il est originaire du Bas du Fleuve et a travaillé à Ottawa au cours de l'été qui vient de se terminer. À son avis, Genève est bien. Une belle ville, quoique plus tranquille qu'Ottawa.

En sortant à l'extérieur, on a constaté que la pluie était passée. Le soleil la repoussait au loin dans les montagnes avec un balai en forme d'arc-en-ciel.




Notre séjour à Genève a été court.

On a beau avoir le temps devant soi, les horaires de voyage peuvent être aussi inflexibles que celui du milieu de travail.

Nous devions partir vendredi matin. Nous avions un rendez-vous vendredi soir et un autre samedi matin.

jeudi 9 septembre 2010

Genève - premières impressions...

J'ai perdu l'habitude des vols transatlantiques. Le corps n'est plus aussi jeune. C'est plus difficile d'accuser le coup...  une attente plus longue et des procédures plus exigeantes pour l'embarquement; six heures assis dans un espace très étroit; l'adaptation à un nouveau rythme circadien; un estomac qui ne reconnaît plus son alimentation...

Il faut dire aussi que cela faisait trente ans depuis la dernière fois. C'était bien avant l'événement du 11 septembre fatidique.

Pourtant, la première fois que j'avais traversé, il y a quarante ans, tous les passagers avaient été obligés de débarquer de l'avion, afin que chacun puisse identifier ses bagages.Une personne qui s'était enregistrée plus tôt le matin même à Montréal n'était pas embarquée au moment du départ. Ses bagages étaient restés seuls, dans l'aire d'identification. Les agents s'étaient précipités sur ceux-ci, pour les isoler. Il avait fallu réembarquer et le navigateur avait dû refaire le calcul du parcours, avec de nouvelles données, quelques heures plus tard. Il pouvait toujours naviguer au sextant. 

Rien de tel aujourd'hui. Tous les passagers peuvent suivre le parcours sur un petit écran devant soi : la distance parcourue à tout moment, tout au long du vol, l'altitude, la vitesse au sol, la température extérieures. J'ai suivi la progression du vol sur toute la durée. J'ai su au moment exact à quel moment nous avons dépassé Terre-Neuve, à quel moment nous avions accompli la moitié du trajet... Une heure environ avant de s'approcher de l'Irlande, j'ai regardé à travers le hublot. J'ai perçu les premières lueurs du jour qui allait se lever à l'est.

À 10000 m d'altitude et à 1000 km/heure au-dessus de l'Atlantique

Quelques heures plus tard, nous débarquons à Genève.

Le temps de nous rendre à l'hôtel, déposer les bagages, nous rafraîchir, nous amorçons une première visite de la ville. Nous voulions, entre autres, activer le téléphone numérique; mais ça, c'est une autre histoire... (à venir au cours des prochains jours). Ce fut une longue marche dans les rues de la vieille ville... 



Aperçus de la Vieille ville de Genève 

... une longue marche en après-midi, suivie d'une autre, plus courte, après le dîner, en fin de soirée. Comble d'ironie, nous avons dîner à l'Age d'or (11, rue de Cournevin).

La ville nous plaît beaucoup. Nous nous sentons comme des gamins, mentalement, il faut le dire, qui gobent tout ce qu'ils voient, touchent, dégustent, sentent, et entendent. J'ai remplacé le couteau suisse qui m'avait été confisqué à l'aéroport de Dorval... ça aussi, c'est une autre histoire (à venir aussi au cours des prochains jours).

Décalage horaire : quelle heure est-il?

Aujourd'hui, au moment de repartir explorer, nous apprenons que c'est congé : tout est fermé partout, sauf les services publics essentiels et beaucoup de restaurants, mais pas tous. On marche. On parle avec des gens de la place dans un café, qui nous suggèrent toute une série de restaurants pas trop chers, pour satisfaire une variété de goûts.

Demain, nous prenons le train régional pour nous rendre à Lyon. Mais nous reviendrons dans un mois à Genève, pour reprendre l'avion qui nous ramènera chez-nous.